Laboratoire d'analyse des mutations politico-juridiques, économiques et sociales

Appel à contribution - JUIN 2021

(N° 016 DE JUIN 2021)

THÈME : Démocratie et développement en Afrique

Argumentaire

 

1. Contexte et justification

      Le développement nécessite-t-il préalablement l’instauration d’un régime démocratique ? Mieux, la démocratie débouche-t-elle inéluctablement sur le développement ? Le bien-être social n’inclut-il pas une prise en compte des libertés individuelles ? Lorsque le bien-être se limite à la croissance économique et non au tandem économie-politique, les gouvernants ne privent-ils pas leur peuple de la possibilité d’évaluer les politiques publiques afin de déceler ou d’identifier les dérives et d’y proposer des alternatives ?

      Pour répondre à toutes ces questions, deux positions se dégagent : d’un côté ceux qui, se fondant sur les modèles de développement découlant des sociétés confucéennes (Singapour, Chine, etc.), trouvent qu’il est préférable si l’on veut atteindre des objectifs de bien-être social de ne plus accorder des droits-libertés aux individus (A. Renaut, 2013, p. 150ss). D’autres, en revanche, trouvent que la démocratie, même si elle ne conduit pas directement au développement, constitue un terreau favorable à l’émergence des conditions de vie meilleure. Ils se fondent sur l’argument selon lequel, si la liberté d’expression est reconnue au peuple, celui-ci mobilise son pouvoir de contrôle de l’action gouvernementale. Lorsque la politique du gouvernement semble ne plus s’inscrire dans la dynamique du bien-être du peuple, il a le devoir de déchoir le pouvoir politique pour le remplacer jusqu’à trouver celui qui répond à ses assentiments. Cela ne peut être possible sous un régime autoritaire ou dictatorial où les libertés humaines sont confisquées au nom du souci de la cohésion de la communauté, mais bien davantage dans un espace démocratique.

    La démocratie ne s’entend donc pas comme une condition du développement, mais comme un état social qui prédispose, en raison de la liberté d’entreprendre, de s’exprimer, de jouir de sa propriété qu’elle garantit, à l’essor d’un pays. Dès lors se comprend la tendance actuelle à de plus en plus de contestations politiques dans le monde appelant à repenser les institutions. Celles-ci sont de plus en plus contestées, parce qu’elles semblent ne plus répondre le mieux aux aspirations des populations. Le renforcement des inégalités sociales, la paupérisation grandissante sont des preuves de l’incapacité ou l’inadaptabilité des institutions politiques aux défis de l’heure. D’où l’urgence de les repenser, pas dans l’intention de les renverser, mais de corriger leur trajectoire afin qu’elles satisfassent le mieux au projet du vivre-ensemble harmonieux.

    Les contributions attendues devront donc aborder un des aspects de la thématique susmentionnée. Ces contributions, pour être recevables, devront aussi respecter la ligne éditoriale de la revue jointe à cet argumentaire.

  

2. Directives pour la soumission des articles des articles et la publication

 

- Contributions attendues : articles scientifiques et toutes les disciplines
- Adresse de soumission : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
- Date limite des soumissions : 28 février 2021 (Date non-négociable).
- Une rubrique VARIA sera consacrée dans ce numéro aux articles qui ne portent pas sur le thème.
- Frais d’instruction : L’envoi de toute contribution doit être accompagné de l’envoi des frais d’instruction (20000f). L’adresse et le moyen d’envoi seront communiqués à l’auteur dès l’envoi de son article. Les informations relatives à l’envoi des frais doivent être envoyées exclusivement par mail à l’adresse de la revue en vue de faciliter leur enregistrement.
- Frais de publication : Après l’instruction de votre article, s’il est accepté, une somme de 30.000f sera demandé à l’auteur pour la publication.

Il est important de lire attentivement la ligne éditoriale jointe à cet appel pour en conformer la contribution avant de l’envoyer.

NB:

  • Aucune communication entre la revue et les auteurs ne se fait ni par téléphone, ni par SMS ou par des intermédiaires (sauf cas très exceptionnel !).
  • Pour toute information (à transmettre ou à demander à la revue), envoyez exclusivement un mail à l’adresse de la revue indiquée ci-dessus.